18. Information nécessaire pour faire progresser le débat général sur la maîtrise de l’énergie
Par mediateur le 29 mai 2007
Thème(s) : Rôles nucléaire et énergies renouvelables
Mots clés : information, proposition
Nature : Proposition sur les formes d’information du public
L’atelier a eu à discuter d’un sujet qui est inévitablement technique. Dans les débats de la première phase sur internet, il est apparu qu’il y a avait un manque d’information qui se situe à un niveau « intermédiaire » entre la communication à un public non préalablement informé (type fiches d’informations de l’ADEME) et les rapports spécialisés ou sources primaires dont la lecture et l’interprétation sont très difficiles pour le non-spécialiste.
La question a été soulevée dans l’atelier (notamment par son animateur) de ce que pourrait être une information à ce niveau intermédiaire. Par exemple comment les experts des départements d’étude pourraient-ils être mobilisés pour produire des présentations pédagogiques de l’état à un moment donné des connaissances, comme cela s’est fait de plus en plus en matière de changement climatique ? Il est proposé d’en discuter plus avant dans la troisième phase du débat.
Enfin, les participants ont souligné le besoin d’une pédagogie insistant sur le fait qu’aucune solution n’est idéale et que les problèmes énergétiques sont majeurs. Les quantités d’énergie nécessaires, même dans le cas d’une réduction résolue de la demande, sont très grandes et de nombreux modes de production ont des limites. C’est par exemple le cas de l’éolien qui ne peut en aucun cas « tout faire ». Ce n’est par contre pas le cas du solaire qui est à la fois une énergie abondante et répartie et dont le principal problème actuel est au niveau de son prix.
But de la discussion
La proposition ci-dessus est issue des phases 1 et 2 du processus du débat MDE. Ici, pour la troisième et dernière phase, nous vous invitons à compléter ou préciser la proposition, si nécessaire, et à discuter de ses conditions d’application et d’appropriation. En fonction de vos contributions, une nouvelle version de la proposition pourra être formulée et remise en débat… Fin de la participation : le 28 juin.
Pour bien participer dans cette dernière phase, reportez-vous à ce mode d’emploi du site.

(5 votes, moyenne: 4.2)
Je pense que l’on ne parle pas assez du développement éventuel d’une énergie abondante et pratiquement inépuisable (àl’échelle de la durée de vie de notre planète) Une énérgie qui se trouve sous nos pieds et qui est exploitée avec succès en Californie ou plusieurs puits produisent à eux seuls l’équivalent d’une petite centrale nucléaire, ou en Islande par exemple.
Cette énergie est appelée “géothermique”. La chaleur est transformée en électricité ( et aussi en production de chaleur, sous forme d’eau chaude pour le chauffage ou l’utilisation domestique).
Il existe des endroits particulièrement appropriés en de nombreux points de la planète ou son exploitation est relativement aisée ; mais partout, avec des puits plus profonds, il est possible d’aller chercher cette chaleur e de l’exploiter pour produire de l’électricité. peut-on introduire cette donnée dans le débat ?
une intérogation : si l’avantage principal du nucléaire est sont “faible” cout de production en particulier pour les usages de base, quel est son véritable interet pour les francais si l’éclectricité produite par le nuclaire leur est vendu (système de marché oblige) au meme prix que l’électricité produite par les autres moyens de production ?
C’est ce que l’on observe sur les marchés aujourd”hui, le cout de production de l’électricité en france a peut augmenté contrairement à son prix de vente (pour le marché ; même si les politiques, élections obligent ont masqué cela avec les tarifs régulés, le tartam …. ce qui ne rejouit pas du tout la CE !).
Pour développer les EnR (solaire thermique), il faudrait probablement revoir le système des subventions. On constate en effet que les subventions qui ont permis de faire décoler le marché ne se traduit pas par une baisse des prix.
En effet, les fabricants et les installateurs se font des marges confortables avec les subventions publiques. Il faudrait les aides qui insitent aux prix bas.
subvention = taux de subvention * (prix réference/prix proposé) ainsi, le taux de subvention est maximum quand le prix de vente est le plus faible et les subventions ne financement pas les BMW des installateurs
Pour développer les EnR, il faudrait éviter de regarder bêtement la contribution des EnR dans notre production mais plutôt les efforts faits dans les 10 dernières années sur ce sujet.
L’histoire et les grands fleuves nous ont placé dans une situation “favorable” par rapport à nos voisins mais nous n’avons que très peu fait d’efforts récemment à cause de ce bilan flatteur.
Fixons nous des efforts identiques aux autres pays sans nous limiter à nos avantages naturels (il est préférable de faire mieux que les autres avec le même effort que faire autant avec moins d’efforts !).
Bonjour Edster,
Votre propos sur un abaissement du prix des équipements rejoint une autre proposition que je me permets de porter à votre attention. Il s’agit de la n°9, intitulée “Ristourne TVA sur produits écologiques” :
http://www.ledebatmde.org/racine-fiche/liste-des-propositions/
Madrigal,
J’ai déplacé votre message du 4 juin, qui portait sur la TVA, sur la page de la proposition n°9 :
http://www.ledebatmde.org/archives/463
Bonjour,
Il existe un réseau de conseillers en France, dépendant de l’ADEME, qui s’appelle les Espaces Info-énergie, qui répond aux questions des particuliers sur la MDE.
@bernosjm
Le flux thermique de la Terre est très faible, environ 65 mW/m2 en moyenne sur les continents. Dans un pays en situation moyenne comme la France, cela veut dire qu’il vous faudra 1000 m2 pour obtenir 65 W de puissance thermique ( par exemple pour chauffer votre maison); et si vous voulez en faire de l’électricité, il vous faudra , sur 10 000 m2, forer un puits à 6000 m de profondeur pour rencontrer une température d’environ 200°C vous permettant de transformer la chaleur en électricité avec un rendement de 10 %. Vous pourrez ainsi alimenter , avec 10 000 m2 de terrain, une ampoule de 65 W électriques!
Dans ces conditions, l’énergie géothermique ne peut être utilisée de façon énergétiquement avantageuse que de deux façons:
en exploitant des aquifères profonds pour chauffer des maisons, mais ce faisant on refroidit les aquifères et il ne s’agit donc plus d’un système renouvelable.Cela se fait dans les bassins parisien et d’Aquitaine depuis longtemps et je doute qu’on puisse y faire beaucoup plus
en exploitant des systèmes hydrothermaux à haute température , où le flux géothermique est beaucoup plus fort que la moyenne et dont la géologie est favorable, ce qui n’existe qu’en un petit nombre de lieux dans le monde, et en particulier pas en France.
Ne rêvez pas avec l’énergie géothermique! Elle ne peut être qu’une énergie mineure sauf dans les régions où il existe un volcanisme actif et où la géologie est favorable( Etats-Unis,Philippines, Italie, Costa-Rica, Nouvelle-Zélande, Guadeloupe pour la France…)
Merci labruyère de vos précisions, Je citais quelques cas ou l’énergie géothermique est utilisée avec des résultats probants. Il demeure évident que les points de captage avec un rendement suffisant sont peu fréquents. Il reste peut-être des progrès à faire pour découvrir des moyens d’exploitation intéressants.
Il n’en demeure pas moins que la châleur étant sous nos pieds, il serait dommage de ne pas réfléchir à cette alternative d’exploitation, car sur les points où cela est possible, on pourrait diminuer la part de production fossile, nucléaire ou alternative viable, de façon “peut-être” significative…un jour.
A mon avis, la géothermie est intéressante pour faire de la climatisation naturelle. (principe du puit canadien ou provençal, ça dépend des régions…)
Là où je travail, on a récement creusé une tranché de 2,5 mètre de profondeur sur 50 mètres de long. On y a enterré un tuyau et on l’ a branché sur un système de ventilation à faible consommation d’énergie. Ce système nous permet en été de capter la fraîcheur du sol et donc de faire de la climatisation naturelle avec 50W/h.
En hiver, ce système permet de garder le bâtiment hors gel mais en aucun cas de chauffer. Il faudrait pour celà installer un échangeur à chaleur et dans se cas, on consomme trop d’énergie pour que se soit intéressant.
Les solutions ne sont pas dans une énergie mais dans un ensemble d’énergie,sortir de la pensée unique de grosse centrale pour grosse consommation.
La multiplication des énergie renouvelable éolienne,hydraulique,solaire (thermique,photovoltaique,passif),géothermique,biomasse,voir l’énergie des vague,courants marins,marées et celle restant à découvrir,….
Le developpement de ces production locales diminuerais sensible les besoins des grandes centrales,limitant les ligne très haute tensions et leurs déperdition d’énergie.
Une diminution de la consommation d’énergie par une rationnalisation, logement hqe,ampoule basse consommation,ballons d’eau chaude solaires,éclairage public repenser (pourquoi équipé de détecteur de présence par rue).
L”information pour les “amateurs éclairés”.
1) Les scientifiques doivent établir des scénarios (évolution de la température de l’air) en fonctions des emmissions de polluants.
2) Les politiques doivent choisir un scénario maxi ou un objectif ( avec les populations)
puis
3) Les experts doivent donner les briques techniques permettant de faire des choix dans le cadre du scénario choisi (rendement, coût, réserves,… de chaque énergie, économies d’énergie,…). Ces experts ne doivent pas nous expliquer que les choses sont difficiles, ils sont payés pour les résoudre. Ils doivent nous donner le niveau et le type d’énergie disponible compatible avec le scenario choisi.
4) Les citoyens ainsi éclairés choisissent le mix qui leur convient le plus, c’est à dire qu’ils adaptent les contraintes énergétiques au mode de vie souhaité. C’est là que le citoyen est incontournable.
Plusieurs scénarios citoyens seraient proposés; par exemple la quasi disparition des véhicules à moteur à explosion dans les villes, mais sans toucher aux avions (pour les vacances). Ce genre de scénario ne peut être proposé que par des citoyens, un expert ne peut pas le faire.
On ne doit pas mettre le citoyen dans une situation qui sera finalement une position d’infériorité par rapport à l’expert, le citoyen doit être à sa place, au dessus de l’expert, quand il s’agit de choisir son mode de vie.
pour donner suite au message d’annotanot, pourquoi ne pas envisager l’organisation de conférences type “démocratie participative” dans les communes, en présence d’experts de ce type, pour éclairer les questions et les choix des citoyens, approfondir le niveau de connaissances des élus et des habitants, augmenter la motivation et l’investissement.
@olivierfridez,vous faites ici une confusion très courante entre géothermie, qui concerne le flux thermique issu des profondeurs terrestres et la chaleur du sol, qui est de la chaleur solaire accumulée dans les sols. Le potentiel d’utilisation de la chaleur du sol est beaucoup plus élevé que celui du flux géothermique: la puissance d’énergie solaire qui est utilisée à chauffer le sol est en effet de l’ordre de 20 W/m2, laors que le flux géothermique sur les continents n’est que d’environ 65 mW/m2, soit environ 300 fois moins.La récupération de la chaleur du sol ( puits provençaux, pompes à chaleur etc..) est de ce fait beaucoup plus intéressante que les installations géothermiques. Elle est de plus possible partout.
@annotannot, votre proposition est excellente. Un certain nombre d’”experts” ont déjà écrit des ouvrages qui peuvent servir de base à ce type de démarche, sur l’habitat ou le biogaz par exemple, ou encore sur la nécessité de réduire notre consommation pétrolière.Mais ils n’ont en général pas réussi à ce jour à avoir véritablement l’écoute ni des citoyens, ni des politiques.
J’ajoute que les puits canadien/provencaux, autrement appelés “géothermie passive” par certains constituent une excellent source d’énergie, gratuite ou presque car justement “passive” c’est à dire sans autre source d’énergie que celle des ventilateurs qui vont créer le flux d’air. A noter d’ailleurs qu’on peut très bien imaginer d’alimenter ces ventilateurs par des batteries + panneaux solaires.
Ces puits font d’ailleurs l’objet de description dans les propectus de l’Ademe et certaines page d’information du CSTB. Plus cette information sera propagée et mieux ce sera.
+1 pour annotannot. A noter l’excellent ouvrage de l’expert Jean-Pierre Oliva : “La conception bio-climatique” chez terre vivante, qui justement propose un “catalogue” de technique concernant l’isolation, la captation de chaleur solaire, la ventilation…
En ce moment, je suis en train de lire deux livres : La maison de négawatts ; Fraicheur sans clim’. Les deux livres étant des Editions Terre vivante.
Je me demande si ces deux livres ne correspondrait pas à cette information plus développée que celles des fiches de l’ADEME, et à la portée du plus grand nombre, par rapport aux rapports ultra techniques des experts.
Ce sont deux livres très bien conçus. Peut-être pourrait-on se tourner vers ce genre de documents.