PROPOSITION 28. Renforcer l’éducation sur le développement durable et la maitrise d’énergie
Par mediateur le 29 mai 2007
Thème(s) : Appareils et usages quotidiens
Mots clés : éducation, proposition
Description de la proposition
Renforcer l’éducation sur le développement durable et la maitrise d’énergie (au travers des gestes quotidiens) dans les écoles, collèges et lycées par le biais d’interventions d’associations agréées par l’Education Nationale.
Cette proposition nécessite de définir le rôle des instituteurs et professeurs et leur éventuelle formation au développement durable dans les IUFM, le rôle de l’Ademe sur le contenu de ces interventions…
But de la discussion
La proposition ci-dessus est issue des phases 1 et 2 du processus du débat MDE. Ici, pour la troisième et dernière phase, nous vous invitons à compléter ou préciser la proposition, si nécessaire, et à discuter de ses conditions d’application et d’appropriation. En fonction de vos contributions, une nouvelle version de la proposition pourra être formulée et remise en débat… Fin de la participation : le 28 juin.
Pour bien participer dans cette dernière phase, reportez-vous à ce mode d’emploi du site.

(6 votes, moyenne: 4.67)
L’Ecologie devrait être une matière obligatoire avec un programme national et enseignée par des personnes spécialement formées (prof. d’écologie). Les associations c’est bien mais parfois le message laisse à désirer (extrémistes verts ou assos mal informées).
La visite d’une ferme éolienne, d’une piscine au chauffage solaire,… me semble plus efficace. Encore mieux : faire des établissements scolaires exemplaires en matière d’environnement.
L’enseignement de l’écologie n’est pas forcement la meilleure solution. Par contre l’enseignement des bons comportements, en vers la nature et le milieu dans lequel nous évoluons ( une heure par semaine) pourrait améliorer nos façons d’agir.
Cela ne serait pas nouveau , nos anciens prenaient le temps de transmettre au jeunes générations une multitude de savoir et de geste positif - faisons du renouveau !
Cette action serait la bien venu , mais une bonne préparation du milieu enseignant serait nécessaire.
Beaucoup de notion enseigné à mes enfants sont franchement de la dictature écolo, loin du bon sens et de la compréhenssion du vivant .
Heureusement que mes parents m’ont enseigné un regard réaliste sur la nature et ces composants, pour pouvoir le transmettre à mes enfants.
Il reste un point délicat à définir : que devons nous enseignés aux jeunes et dans quelle classe ?
Tout le monde semble avoir la réponse et pourtant les choix restent délicats.
Une reflexion de fond s’impose.
j’enseigne dans le domaine de l’energie à l’université, difficile de faire passer un message d’économie d’énergie dans des locaux vétustes et énergivores (construction années 60 jamais rénovée, chauffage non régulé, fenêtres simple-vitrage, lampes jamais décrassées avec ampoules 150W, ….)
quoique pour la pédagogie c’est pas mal, on a sous les yeux l’exemple type de tout ce qu’il ne faut plus faire …..
on leur dit “ne jette pas les papiers par terre” mais il n’y a aucune poubelle, on voudrait alors qu’ils emportent les ordures chez eux !! soyons raisonnables
les jeunes en ont parfois marre qu’on leur fasse la morale sans leur donner les moyens d’appliquer ce qu’on leur demande
pour éduquer il faut aussi (et même d’abord) montrer l’exemple ….
les locaux d’enseignement doivent devenir des vitrines du choix énergétiques pour demain
Il se fait déjà pas mal de choses dans les établissements scolaires sur les questions d’environnement. Depuis une circulaire ministérielle de 2004, il est obligatoire d’intégrer l’Education à l’Environnement pour (vers ?) un Développement Durable. Aujourd’hui, la tendance officielle est d’aller vers une Education au Développement Durable.
Cependant, l’Institution scolaire n’a pas intégré dans son fonctionnement les critères environnementaux. Ce décalage interpelle l’enseignant de deux façons :
- quelle est la crédibilité de mon message ? (”faites ce que je dis, pas ce que je fais”)
- comment donner aux jeunes l’envie de grandir quand on multiplie les rapports alarmants pour les générations à venir et que rien ne semble bouger de façon significative ?
Par ailleurs, l’éducation vise l’individu. Or, il me semble injuste, voire inefficace, de rendre l’individu “sensible” aux enjeux environnementaux et ensuite le renvoyer face à sa seule responsabilité. Par exemple, une bonne part de nos émissions de GES provient du transport, et dépend donc de la façon dont la collectivité s’organise (urbanisme, réseau, emplois du temps, …).
Enfin, c’est vrai qu’il est important de ne pas gaspiller l’eau en se brossant les dents. Mais les choix de consommation (quantité de viande rouge par semaine, par exemple) sont bien plus déterminants. Attention donc aux messages passés en classe !
Au niveau lycée, il me semble assez intéressant d’imaginer un parcours de formation en trois étapes :
- en 2nd approche sensible, encore sur le modèle du collège, à travers un jardin, une mare, une rivière, un paysage, …
- en 1ère une formation plus approfondie sur les grands enjeux : réchauffement climatique, biodiversité, consommation d’énergie (différence entre l’énergie et la puissance), organisation des transports, …
- en Tal, des outils pour penser la situation à laquelle nous sommes confronter et envisager des solutions : notion de système complexe, de scénarios, …
Dans le même temps, il faut bien sûr que l’Institution évolution dans son fonctionnement.
Bien sûr que tout va passer par l’éducation.
Les messages précédents soulève très bien le problème important: qui ? Comment ? Et quel message ?
En effet, selon l’intervenant, le message pourra être très différent. A l’instar des autres programmes d’enseignement, il faut que l’Education Nationale définisse en détail le contenu de l’enseignement environnemental qui sera dispensé dans les différentes classes. Bien entendu ces programmes seront intelligemment élaborés avec les acteurs pertinents: ONG, associations environnementales, scientifiques, économistes, voire politiques (attention cependant à ne pas laisser la parole aux “extrémistes” et rester sur une écologie aux supports scientifiques).
thecau ci-dessus aborde la question des bâtiments scolaires ou universitaires représentant l’expemle de ce qu’il ne faut pas faire. Il a entièrement raison, mais alors quelles possibilités de faire des TP grandeur nature, en commençant par des diagnostics énergétiques !
Quant à l’intervention de Jadaud qui pense que cibler l’individu’ “semble injuste voire inefficace”, il ne faut pas oublier que chaque individu deviendra un jour un décideur, en tant que propriétaire, chef d’entreprise, élu politique……la cible est donc pertinente.
Bien sûr qu’il faut s’adresser à l’individu ! Mais c’est de le laisser face à sa SEULE responsabilité qui me semble injuste et inefficace !
Par ailleurs, je ne pense pas que ce soit pertinent d’introduire une nouvelle matière, avec un programme : avec quel volume horaire ? Au détriment de quelle(s) discipline(s) ? Quand on aborde la question de la biodiversité, ne traite-on pas des Sciences de la Vie et de la Terre ? La notion d’énergie est-elle étrangère aux Sciences Physiques ? Il s’agit bien plus d’éclairer les enseignements actuels avec un autre regard. Beaucoup d’enseignants ont déjà introduit la problématique environnementale dans leurs cours, l’offre des associations à destination des établissements scolaires dans ce domaine est riche et de qualité.
La question du développement durable n’est pas seulement un contenu à enseigner. Elle interpelle les collectivités qui ont la charge des locaux, mais aussi l’Institution dans son organisation, dans son mode de fonctionnement. Oublier cet aspect, c’est prendre le risque de passer sous silence la deuxième modalité d’action pour lutter contre le réchauffement climatique (la 1ère étant bien sûr la technique), la modalité sociale, politique ou culturelle : elle porte sur la manière dont les hommes s’arrangent pour vivre ensemble.
Un des problèmes de l’enseignement ( du moins c’était le cas il y a encore quelques années, est-ce que çà a véritablement changé?)est son cloisonnement par disciplines. En effet les enseignants ou les chercheurs n’ont aucun intérêt à déborder le cadre de leur discipline, et ce genre d’initiative peut même leur nuire.Qui n’a pas remarqué que les élèves avaient de grandes difficultés à utiliser ce qu’ils avaient appris en mathématiques pour traiter un problème de physique? De la même façon, ils se trouvent démunis quand ils entrent dans la vie professionnelle, car ils n’ont pas appris à travaliller dans un contexte où l’on doit associer diverses disciplines dans le cadre d’un objectif. Les problèmes environnementaux sont par nature pluridisciplinaires, et l’éducation à l’environnement pourrait être une excellente façon, non seulement- de prendre conscience de ces problèmes , mais de se former à l’approche multidisciplinaire.Un excellent exemple est celui de l’étude du climat, mais il y a bien des choses plus simples.
Bonjour Labruyère,
Ma femme est professeur dans un lycée professionnel et justement, a été mis en place, il y a quelques années, les projets pluridisciplinaire. Ces projets sont développés sur des périodes de plusieurs mois et sont censés (ça ne marche pas dans tous les étalissements et ça dépend beaucoup de l’implication de l’équipe pédagogique) toucher quasiment tous les profs d’une classe donnée.
Ainsi un même sujet, sera traité par les matières professionnelles, de façon assez concrête, mais aussi par les matières générales, là de façon plus traditionnelle.
Je trouve que c’est une excellente idée, et l’éducation aux problèmes de l’environnement et de développement durable pourrait faire l’objet d’une telle démarche dans tous les établissements. On pourrait ainsi aussi bien traiter des problèmes techniques (en math et physique) que des problèmes géopolitiques en histoire et géographie.
Une piste à creuser il me semble.
Jadaud dit « Enfin, c’est vrai qu’il est important de ne pas gaspiller l’eau en se brossant les dents ».
Je vais en profité pour dire quelque chose que j’ai sur le cœur depuis un bon moment déjà.
Ce qui serait pas mal, c’est qu’il y ait un échange d’informations entre les ministères concernés par une même information.
Pour l’usage de la brosse à dent, en l’occurrence, il s’agirait du ministère de l’écologie et de celui de la santé. Surtout quand il n’y a pas du tout contradiction quant à l’objectif final qui est : les économies d’eau.
En effet, j’ai entendu dire que l’on ne devait pas mouiller sa brosse à dent pour se laver les dents. Ce que confirme une dentiste sur le site suivant (qui propose un petit film sur les économies d’eau) : http://www.lamosatv.com/index.php?post/2006/10/13/Carte-blanche-a-Celine, en disant : “c’est la dentiste qui vous parle:on ne doit PAS mouiller sa brosse AVANT de se brosser les dents mais au contraire mettre le dentifrice sur la brosse SECHE …..le saviez vous? …….alors .pas gaspillage merci Celine de me donner l’occasion de cette petite info instructive!”
Et si on n’a pas à mouiller sa brosse à dent, on n’a pas à arrêter l’eau quand on se lave les dents, comme on l’entend si souvent, puisque l’on n’a pas ouvert le robinet.
C’est top, non ?. Et moins frustrant pour les gens comme moi, qui aime l’eau qui coule.