Généraliser et uniformiser les outils qui permettent de faciliter le choix de produits durables et éduquer le consommateur à la consommation responsable
Par belinunda le 8 mars 2007
Thème(s) : Consommation, décroissance, Appareils et usages quotidiens
Mots clés : éducation, étiquette énergie, étiquette durabilité, consommation durable
Chaque jour nous consommons que nous le souhaitions ou non. Acheter du pain, une boisson, une ampoule, des cosmétiques, de la lessive, sont des actes banaux, mais suivant l’achat que nous réalisons, l’impact social et environnemental varie considérablement.
La production d’aliments biologiques émet, en moyenne, 30% de gaz à effet de serre en moins que la production d’aliments conventionnels. Une ampoule à économie d’énergie consomme 5 fois moins qu’une ampoule classique. Acheter un produit issu du commerce équitable n’a pas le même impact social que d’acheter un produit issu du commerce « traditionnel ».
Nous sommes peu conscients de l’impact environnemental, social et économique de nos choix de consommation. C’est pourquoi, je pense qu’il faudrait instaurer des programmes d’éducation à la consommation durable et responsable.
Je pense aussi qu’il serait intéressant de mettre en place une étiquette unique possédant un système de hiérarchisation (type étiquette énergie qui classe les équipements en catégorie A, B…) qui s’appliquerait à tous les produits (technologiques, alimentaires…) et qui permettrait au consommateur d’identifier rapidement les produits les plus respectueux des composantes sociales et environnementales du développement durable.

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oui mais interdire aussi les matériaux et équipements moins performants comme cela s’est fait en partie en Europe pour les refrigérateurs de classe basse. Interdire les lampes à incandescence, les isolants minces pour les habitations, les chaudières en dessous d’un certain rendement sans parler du chauffage électrique, de la climatisation et des 4*4.
Pour aller + loin et + vite, les incitations montrent la voie, les obligations la font prendre et on peut orienter les incitations vers encore + de performance : une spirale vertueuse. Et puis les obligations mettent des gardes fous : à quoi bon développer les énergies renouvelables si la climatisation des maisons fait augmenter la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre ? De même pour les voitures.
Facteur 4 :
La consommation domestique des ménages : 47% de l’énergie produite en France (source ADEME) dont:
69% dans le chauffage et 12% dans l’eau chaude sanitaire: Voir les standard Minergie cf :www.minergie.ch ou www.minergie.fr et l’expérience suisse (datant des années 70) de solaire/P.A.C. couplé au standard même en rénovation.
12% “l’électricité spécifique” (pensez éclairage et électroménager) : Voir la démarche Négawatt d’Olivier Slider :
http://www.negawatt.org/ qui donne des solutions et une démarche dégageant l’essentiel de l’accessoire.
Une etiquette sur TOUS les produits indiquant la valeur durable sur le même type d’echelle que la consommation d’energie (pour l’electromenager) et que les rejet de CO2 (pour l’automobile) la valeur durable des produits, ca c’est une idée exceptionnelle !!
Forcer la main n’est pas souhaitable mais force est d’admettre que naturellement on penche quand même vers ce qui est bon (cette remarque ne s’applique pas pour les vehicule tout terrain… tendance du moment, look sont les principaux criteres.)
Au moins pour notre fierté personnelle, en general choisir un appareil bien noté nous apportera un sentiment de satisfaction… (a cote de cela, il ne faut pas occulter que l’argument prix et design joue beaucoup dans la decision…)
Donc chers fabricants, chers producteurs, faites du bien à la planete, faites des économies, recoltez une note en A ou B et vous verrez que les consomm’acteurs vous suivront…
(Pas facile à trouver ce thème, pourtant essentiel !)
Je suis tout à fait d’accord sur le principe des étiquettes énergétiques associées à des taxes/réductions.
Ce qui est assez décourageant, c’est que la plupart des progrès technologiques en matière d’énergie sont engloutis dans la vague consommatrice. On produit mieux, moins cher, avec moins d’énergie, mais d’autre part nous consommons plus, moins bien et plus vite.
Je prends le temps de faire mes courses au supermarché. Je choisis le plus possible des produits bio, avec moins d’emballage et qui me sont utiles (mon compte en banque ne me permettant pas de faire autrement !). Mais je me mets aussi à la place des gens pressés qui achètent des plats cuisinés, des produits individuels sur-emballés, et qui viennent au supermarché en roulant vite et nerveusement. Ont-ils le choix ? A chacun de voir.
Pourquoi ne pas profiter des 35 heures pour consommer mieux et prendre le temps de vivre ?
J’insiste sur cette idée : prendre le temps de vivre.
Je pense (mais il faudrait de vraies statistiques), que les gens pressés consomment moins bien que les autres.
Par exemple, je prends le temps de vivre et je n’ai pas besoin de partir tous les week end à la campagne pour me ressourcer !
Pas si facile de consommer, ça devient une vrai activité et donc demande du temps.
Merci de nous avoir signalé la difficulté à trouver cette discussion. Nous avons modfié la façon dont on peut la trouver par la carte du débat et dans les différents thèmes.
L’équipe d’animation du débat MDE
CAMPAGNES PUBLICITAIRES :
Pour marquer les esprits et secouer les égoïstes et les ignorants, il faudrait des campagnes publicitaires choc, passées à heures de grande écoute, avec images violentes et mini-scénario catastrophes, comme cela s’est déja fait pour le tabac ou la prévention routière, mais en pire ! L’eau, le chauffage, l’électricité, la clim’, la voiture etc., autant de thèmes qui pourraient êtres abordés violement et peut-être faire réagir certains des moins convaincus…
Je ne parle pas de la campagne bidon actuelle sur l’alimentation, qui pendant que l’on vente le produit et ses bienfaits par l’image, on nous balance une toute petite phrase illisible qui en gros veut dire ‘ce produit c’est de la merde mais achetez-le quand même’ ou qu’on peut traduire par ‘pour être en bonne santé n’achetez pas ce produit’, seulement ce n’est pas du tout le message que le gros lapin transmet à vos enfants…
Les agences publicitaires brassant des milliards de profits, ne pourraient-ils pas eux aussi faire un geste utile pour une fois? Créer un genre de fond pour des campagnes écolos ?
Les émissions télé irréalités qui brassent aussi énormément d’euros, ne pourraient-ils pas pour une fois servir à quelque chose ?
Combien de millions rapporte les seuls votes par téléphone surtaxé d’une seule émission du type starac’ ?
Ne pourraient-on pas financer des pubs intelligentes avec cet argent ?
Rêve-je ? (oh c’est beau ça)